top of page

Cut

  • stedagosti
  • 9 févr.
  • 1 min de lecture

Les journées passent.

Elles marchent droit,

font semblant d’avoir un sens.

Puis le soir tombe.

Toujours trop vite.

Toujours trop lourd.


Cut.


Je coupe la lumière avant qu’elle ne devienne inquiétante,

je coupe les pensées avant qu’elles ne prennent racine,


Cut.


je coupe la nuit

comme on ferme un livre

au milieu d’une phrase trop vraie.


Cut.


Noir.

Le sommeil arrive

sans rêve,

sans débat,

sans lutte.


Cut.


Revoici le matin.

Même décor.

Même corps.

Un jour de plus bien rangé.


Cut.


Les jours passent ainsi.

Les semaines aussi.

En boucle.


Cut.


Une succession de silences

qui apaisent

ce que la nuit

voudrait crier.


Cut.


Je ne fuis pas.

Je suspends.

J’anesthésie l’orage

le temps qu’il apprenne

à ne plus faire peur.


Cut.



Commentaires


bottom of page