État du monde
- stedagosti
- 9 févr.
- 1 min de lecture
Le monde va vite.
Trop vite pour écouter.
Trop fort pour comprendre.
Il parle en chiffres,
en peurs empilées,
en certitudes criées.
Les mains sont pleines,
mais les cœurs souvent vides.
Les mots circulent,
le sens beaucoup moins.
On a appris à choisir des camps
plutôt que des visages,
à gagner des débats
plutôt qu’à rester humains.
La nuit avance
sans même avoir besoin de frapper.
On lui ouvre.
Et pourtant.
Quelque chose résiste.
Discret.
Presque invisible.
Une lampe allumée dans une cuisine,
un mot juste au bon moment,
un refus silencieux de durcir.
Le monde est abîmé,
mais pas terminé.
Tant qu’il restera quelqu’un
pour tenir une lumière
sans vouloir dominer la nuit,
tout ne sera pas perdu.




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